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QUARTIER DE BANGE![]() Le 16 avril 1910, la ville d´Issoire remet un terrain de plus de 50 hectares à l´armée et contribue au financement de la construction d´une caserne, située en lisière sud de l´agglomération. En 1913, les travaux commencent et permettent au 16e RA de s´y installer : le quartier de Bange est né! Après avoir accueilli divers régiments d´artillerie et de cavalerie, le centre d´entraînement des moniteurs de jeunesse (CEMJ), l´Ecole d´enseignement technique de l´armée de terre (EETAT) puis l´Ecole nationale technique des sous-officier d´active (ENTSOA), le quartier de Bange a ouvert ses portes au 28e Régiment de transmissions, le 1er septembre 1998. ![]() Depuis, la physionomie de l´infrastructure a évolué pour s´adapter aux moyens plus conséquents d´un régiment fortement motorisé et doté de matériels sensibles et volumineux :
![]() CHARLES DE BANGECharles de BANGE, né le 17 octobre 1833 à BALIGNICOURT ( Aube ) est admis à l´École Polytechnique en 1853 d´où il sort pour servir dans l´artillerie. Lieutenant en 1857, il participe à la campagne d´Italie et se distingue à SOLFERINO. Rentré en France, il choisit la voie technique où peuvent s´exprimer ses immenses qualités :
Capitaine en 1862, son temps de commandement accompli au 9e Régiment à BESANCON ( 1867 - 1869 ), il est appelé à l´atelier de précision du Dépôt Central de Paris qu´il ne quitte qu´en fin de carrière ( 1882 ). Chef d´escadron en 1874, Lieutenant- Colonel en 1878, Colonel en 1880, il est promu exceptionnellement officier de la légion d´Honneur en 1876 et reçoit en 1889 la cravate de commandeur. Retiré au CHESNAY près de VERSAILLES, il y meurt le 9 juillet 1914. Le titre de gloire de cet officier remarquable reste l´organisation des matériels d´artillerie qui portent son nom. L´œuvre de de BANGE est considérable :
Le système d´artillerie de BANGE, complet, robuste, d´une grande mobilité comprend entre autres les canons de 80, 90, 120 L, 220 L, 155 C, 240 de côte et les mortiers de 220 et 270 de siège. Ces matériels font leurs preuves au cours des campagnes coloniales de la fin du XIXe siècle mais, surtout, durant la grande guerre : le 155 C modèle 1881 reprend du service après la première bataille de la Marne et les mortiers de 220 et 270 prennent une part active aux combats. ![]() |
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